Une voiture retournée sur le parking. Des pompiers en combinaison. Le bruit sourd des outils hydrauliques qui mordent dans la carlingue froissée. Ce matin au Campus la Châtaigneraie, la sécurité routière n’était pas un cours magistral.
Le SDIS 76 a réalisé une désincarcération en conditions réelles devant les élèves, étudiants et apprentis du campus. Le genre de scène qu’on ne voit normalement qu’après un accident.
“On veut que ça marque”, explique un sapeur-pompier entre deux manœuvres. “La réalité suffit. Pas besoin de chercher plus loin.”
Autour de la démonstration principale, quatre ateliers rythmaient la journée. Le Testochoc et la voiture tonneau, pour ressentir physiquement ce que l’impact fait à un corps. Un parcours en kart avec des lunettes simulant l’effet de l’alcool, des stupéfiants et des distracteurs numériques. Des conférences sur les addictions, portées par les médecins du Centre Henri-Becquerel, avec de vraies réponses à de vraies questions. Et la Police Nationale, présente non pas pour surveiller, mais pour échanger.
“Ce n’est pas une journée qu’on va oublier en sortant”, témoigne une lycéenne du campus. “Quand tu enfiles les lunettes et que tu essaies de conduire le kart… tu comprends vraiment.”
Vigi2roues et les bénévoles de la PDASR complétaient ce dispositif. Ensemble, ils ont tenu les ateliers de bout en bout, avec une énergie qui ne ressemble pas à celle d’une obligation réglementaire.
La route tue encore 3 000 personnes par an en France. Une partie de ces morts aurait pu être évitée, pas par un texte de loi supplémentaire, mais par une prise de conscience qui arrive avant le premier accident. C’est ce que le Campus la Châtaigneraie a cherché à provoquer ce matin.
#Campuslachataigneraie le 02 avril 2026

